le site

une recherche ?

Vous êtes le

       à visiter ce site


Vincent Castaner

Bienvenue

Bonjour et bienvenue sur mon blog,
Pour être tenu au courant des nouveaux articles, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter.
Bon surf

Pour me contacter :
vincent.castaner@hotmail.fr


Ajoutez ce site à vos favoris
Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 20:20

Le 26/11/2006 a eu lieu le triathlon du KaruKera en Guadeloupe.

C’est avec 2 collègues du CSL Rosny triathlon que je suis parti. 

 

Quelques petites difficultés avant le départ, surtout dans le choix du vélo et dans son démontage pour aller dans la soute de l’avion. C’est donc avec le vélo d’hiver que je suis parti. 

 

Arrivé sur place, reconnaissance du parcours natation, et c’est avec stupeur que l’on s’aperçoit que les méduses sont assez agressives !

Le lendemain, reconnaissance du parcours vélo, après avoir remonté et réglé le vélo (merci Thierry).

Le parcours est assez technique du à la route et au dénivelé.

 

 Samedi soir, briefing et retrait des dossards à la gendarmerie de petit Pérou, et dépôt des chaussures. Particularités de cette course, il y a 2 parcs à vélos, 1 pour chaque transition, le circuit vélo n’étant pas en boucle.

 

Dimanche matin, jour J,

C’est parti pour les 1500m de natation en 2 boucles, avec un fort courant et toujours les méduses…

Je sors quand même 10ème de l’eau avec un temps pas trop correct (dû au courant et à la distance légèrement supérieure)

Malgré une transition loupée, due à ma mauvaise place au parc a vélo, au caméraman de RFO, et à moi, parce que j’ai qd même du mal, je sors 13ème du parc, dans un bon groupe de vélo.

 

Les 20 premiers kilomètres se passent très bien avec une vitesse moyenne trop élevée, car je n’ai qu’une envie : rattraper le top 10 ! Malheureusement, mes jambes n’ont pas la même fougue, et les 20 derniers kms de vélo se passent plus difficilement. La chaleur et l'humidité, ne font qu’accentuer… je perd beaucoup de places.

 

Enfin arrivent les 10 kms de course à pied.Le parcours à pied se fait en 2 boucles, et les parties ombragées sont très limitées, et le parcours est assez vallonné. Heureusement, les ravitaillements se situent en haut des bosses. Je perd encore beaucoup de places. Un grand merci au Mr qui lavait sa voiture au jet d’eau et qui m’en a fait profiter !  

 

Je finis la course 40ème /72 en 2h43 

 

La course était vraiment bien organisée, notre déplacement aussi (merci Air France).

Ce CD était de l’avis de tous, très difficile, il l’était encore plus pour tous ceux de métropole, moins habitués à la chaleur, et au décalage horaire.

Pour ma part, j’ai mal géré ma course, mais je suis qd même très content de ma performance : c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

 

 

1er homme :  SAMSON BENJAMIN en 2h01

2ème :  BELAUBRE FRED en 2h03 (3ème mondial, champion d europe)

3ème : POULAT STEPHANE en 2h07 (champion du monde militaire)

Plus de photos dans la rubrique Album Photos

et la vidéo: Reportage vidéo Karukéra, de 7 minutes, dans le journal télévisé de FR3 RFO sur le lien :
http://franceo.rfo.fr/article319.html#
(PS : sur la durée du journal prendre à partir de la 15 ème minute et à la 20 ème on voit Vincent sur l'écran TV derrière Benji...)

Par Vincent Castaner
Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 21:18

 

Le triathlon comme thérapie

Par Stéphane Lanoue

Photo : Christophe Guiard

Vincent Castaner est désarmant. L’oeil rieur, le sourire rivé aux lèvres, il parle de son cancer comme s’il s’agissait d’une affaire anodine, ponctuant chaque phrase d’un petit éclat de rire. Pourtant, le jeune homme a souffert dans sa chaire et dans son âme.

 

 

 

Sa vie a basculé en janvier 2005. « À la suite de douleurs, on m’a annoncé que j’avais une tumeur abdominale cancéreuse de 28cm. La chimiothérapie a été proportionnelle à la tumeur. La première séance m’a envoyé directement en réanimation », se souvient-il. Le calvaire s’est poursuivi quatre mois plus tard avec l’ablation de la tumeur. Neuf heures sur le billard…Au cours de l’intervention, les chirurgiens enlevaient aussi l’appendice, la rate, la queue du pancréas, une trentaine de centimètres d’intestins et un bout de colon. « Ils m’ont aussi cautérisé l’estomac. » Malgré tout, il a été obligé de marcher après l’opération pour éviter la phlébite.

À la sortie de l’hôpital, Vincent n’avait plus qu’une maigre ressemblance avec le nageur costaud qu’il avait été. « Je ne pesais plus que 45 kg, pour 1,73m. » Difficile dans ces conditions de se rappeler qu’il avait été un sportif accompli. « J’avais toujours mené une vie saine, j’avais douze ans de natation derrière moi, je nageais sept fois par semaine. » Spécialiste du dos, il valait 1’02 sur 100 m. Pour lui, les bassins, les chronos, l’odeur du chlore n’étaient plus que de l’histoire ancienne.

Sa vie se résumait à d’innombrables restrictions. « Pendant deux mois, je n’ai pas eu le droit de manger des graisses. » Viande blanche et légumes vapeur à tous les repas. « Cela me faisait mal de manger. » Interdiction également de sortir. « Je n’avais aucune défense immunitaire. » À cela s’ajoutaient les inévitables séances de chimio. Vincent n’était pas habitué à rester ainsi confiné chez lui.

« J’avais besoin de bouger. En plus, les beaux jours arrivaient. » Pour retrouver du muscle et de l’appétit, il décide de prendre son vélo. Pour un aller-retour de 20 km le long du canal de l’Ourque, entre Bondy où il habite chez ses parents et Paris. « Quand je roulais sur un pavé, c’était atroce. On m’a quand même coupé les abdos en long et en large. Mais j’oubliais la douleur, j’avais la sensation de bouger. »

Il aurait pu retourner à la piscine mais il hésitait. « Vu la taille de la cicatrice et mon cathéter à l’épaule gauche, j’appréhendais le regard des autres. C’était dangereux aussi. Je ne suis revenu que début août. Je me suis vite senti à l’aise dans l’eau. » La natation, le vélo…Il ne lui restait plus qu’à courir pour être un triathlète qui s’ignore.

« Cela faisait un petit moment que je pensais me lancer dans le triathlon. Un cycliste avec qui j’avais l’habitude de rouler m’en a parlé. Je n’y connaissais rien. Je savais seulement que cela existait. Je me suis renseigné, je suis allé sur le site de la fédé. » C’est ainsi qu’il découvre l’existence du Csl Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un club de triathlon dans sa ville, le rêve.

En septembre 2005, six mois après son opération, il y signait une licence. « Je ne voulais pas un club qui exigeait des résultats. Le Csl me convient, c’est une petite structure, avec seulement sept triathlètes. Aucun n’a l’esprit de compétition. L’ambiance est super. Je les remercie d’ailleurs de n’avoir pas trop posé de question en voyant mes multiples cicatrices et mon cathéter. » Très vite, Vincent baigne dans le triathlon comme un poisson dans l’eau. « J’ai senti que j’étais fait pour cela. »

Comme tout ce qu’il entreprend, il vit sa nouvelle passion à fond. Il s’entraîne avec application, malgré la douleur à pied. Il participe même l’hiver à des run and bike. Et en avril 2006, soit un an quasiment jour pour jour après son opération, il s’aligne à son premier triathlon. Un Sprint à Étampes (Essonne). « J’avais peur de ne pas tenir les 5 bornes à pied, d’avoir un point de côté. Tout s’est bien passé. Je n’ai pas fini dernier, cela m’a fait plaisir ! » Vincent enchaîne alors les compétitions. Enghien, Torcy, Sartrouville. Il écume les courses en Île-de-France. Mais il ne s’agit qu’au maximum de CD.

L’ex-cancéreux veut pousser son corps dans d’autres retranchements. Fin septembre, il prend le départ du Longue Distance de Saint-Raphaël (Var). « Je n’avais jamais nagé en mer. Je n’avais l’habitude que des petits carreaux au fond de la piscine », s’amuse-t-il. Là encore, tout se déroule à merveille. 150e sur 400 engagés, en 4h53. Et la découverte d’une nouvelle passion : le Long. « Cette course m’a permis de tirer un trait sur une mauvaise période de ma vie. J’ai aussi adoré l’ambiance du Long. Les gens ne se prennent pas la tête, il y a une vraie solidarité dans l’effort. »

 

 

 

Vincent ne pense désormais qu’à une chose : boucler un Ironman (ou Roth) en 2007. « J’ai besoin d’objectif pour avancer. Je voulais être pilote de chasse, la maladie m’en a empêché. Mon rêve s’est brisé. J’ai dû arrêter mes études d’ingénieur également. Mon école se situe à deux pas de l’institut Gustave Roussy où j’ai été soigné. Je ne voulais pas revenir dans le coin. Trop de mauvais souvenirs. Mon but désormais, c’est de participer un jour à Hawaii. »

Vu sa force de caractère, Vincent devrait y arriver. En tout cas, malgré une légère récidive diagnostiquée en novembre, le triathlon constitue pour lui une formidable thérapie. « Grâce lui, j’ai tourné la page. C’est le sport qui me convient. Mes parents, mon amie, mes proches sont contents. Mais je n’ai pas l’impression d’accomplir un exploit. Je n’ai pas plus de mérite qu’un handisport. » Peut-être. Mais il n’en a pas moins.  

Par Vincent Castaner
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés